uvres de J. J. Rousseau: avec des notes historiques, 22

 

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118 - Sans pouvoir obliger personne les croire, il peut bannir de l'tat quiconque ne les croit pas ; il peut le bannir, non comme impie, mais comme insociable, comme incapable d'aimer sincrement les lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie son devoir.
118 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
122 - Que si quelqu'un, aprs avoir reconnu publiquement ces mmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort ; il a commis le plus grand des crimes, il a menti devant les lois.
219 - J'ai dit la vrit : si quelqu'un sait des choses contraires ce que je viens d'exposer, fussent-elles mille fois prouves , il sait des mensonges et des impostures ; et s'il refuse de les approfondir et de les claircir avec moi tandis que je suis en vie, il n'aime ni la justice ni la vrit.
18 - Si les hommes n'en formaient point, s'ils se quittaient et se fuyaient les uns les autres, il faudrait en demander la raison, et chercher pourquoi ils se tiennent spars ; mais ils naissent tous lis les uns aux autres ; un fils est n auprs de son pre, et il s'y tient...
183 - Je ne vous aime point, monsieur, vous m'avez fait les maux qui pouvaient m'tre les plus sensibles, moi votre disciple et votre enthousiaste. Vous avez perdu Genve pour le prix de l'asile que vous y avez reu; vous avez alin de moi mes concitoyens pour le prix des applaudissements que je vous ai prodigus parmi eux. C'est vous qui me...
183 - Vous avez alin de moi mes concitoyens pour le prix des applaudissements que je vous ai prodigus parmi eux : c'est vous qui me rendez le sjour de mon pays insupportable ; c'est vous qui me ferez mourir en terre trangre, priv de toutes les consolations des mourants, et jet pour tout honneur dans une voirie, tandis que tous les honneurs qu'un homme peut attendre vous accompagneront dans mon pays.
24 - Mais en rflchissant mieux, nous pouvons apercevoir que cet homme, qui a su nous entraner avec lui, a constamment men une vie pleine d'gosme ; qu'il a tout ramen luimme ; que les jouissances qu'il a recherches ont toujours eu quelque chose de solitaire et de non partag; qu'il n'a jamais sacrifi son intrt qu' son orgueil ; qu'il a t envieux de tout ce qu'il n'a pas obtenu, quoiqu'il ait souvent renonc ...
127 - Toutes les actions prives sont soumises une surveillance svre. Rien n'est accord l'indpendance individuelle, ni sous le rapport des opinions, ni sous celui de l'industrie, ni surtout sous le rapport de la religion.
13 - ... de la vie commune , mais, de niveau avec le sol o nous vivons, et susceptible d'une application journalire et habituelle. Remarquons aussi que pour donner la femme ce langage profond et passionn, cette connaissance des impressions qu'elle prouve, cette apprciation de leur force , cette inquitude sur leur rsultat, il a fallu lui ter les charmes de la pudeur, de l'ignorance de soimme , de l'abandon involontaire , et la priver par l de la moiti des grces de son sexe.