L'Europe et la rvolution franaise: ptie. La chute de la royaut. 11. d. 1908

Plon, 1887
 

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510 - Tuileries est forc ou insult, que s'il est fait la moindre violence, le moindre outrage leurs majests le roi, la reine et la famille royale, s'il n'est pas pourvu immdiatement leur sret, leur conservation et leur libert, elles en tireront une vengeance exemplaire et jamais mmorable, en livrant la ville de Paris une excution militaire et une subversion totale, et les rvolts coupables d'attentats, aux supplices qu'ils auront mrits.
89 - On vous l'a dj dit, messieurs, voyez les peuples libres : c'est par des guerres plus ambitieuses, plus barbares, qu'ils se sont toujours distingus. Voyez les assembles politiques, c'est toujours sous le charme de la passion qu'elles ont dcrt la guerre.
256 - Majests l'empereur et le roi de Prusse sont rsolues d'agir promptement, d'un mutuel accord, avec les forces ncessaires pour obtenir le but propos et commun. En attendant, elles donneront leurs troupes les ordres convenables pour qu'elles soient porte de se mettre en activit.
565 - Que demandaient les royalistes, lorsqu'ils demandaient une contre-rvolution telle qu'ils l'imaginaient, c'est--dire faite brusquement et par la force? Ils demandaient la conqute de la France; ils demandaient donc sa division, l'anantissement de son influence et l'avilissement de son roi, c'est--dire des massacres de trois sicles peut-tre, suite infaillible d'une telle rupture d'quilibre.
39 - ... conserver de la Constitution comme des conqutes tellement irrvocables, qu'aucun bouleversement, moins que l'empire ne ft dmembr, ne pourrait plus les dtruire. Je n'excepte pas mme une contre-rvolution arme; le royaume serait reconquis, qu'il faudrait encore que le vainqueur compost avec l'opinion publique, qu'il s'assurt de la bienveillance du peuple, qu'il consolidt la destruction des abus, qu'il...
480 - Il n'est plus temps de reculer, il n'ya mme plus moyen de temporiser. La Rvolution est faite dans les esprits : elle s'achvera au prix du sang et sera cimente par lui, si la sagesse ne prvient pas les malheurs qu'il est encore possible d'viter.
315 - Disons l'Europe, que, si les cabinets engagent les rois dans une guerre contre les peuples, nous engagerons les peuples dans une guerre contre les rois.
192 - L'homme ne tient pas par des racines la terre; ainsi il n'appartient pas au sol. L'homme n'est pas un champ, un pr, un btail; ainsi il ne saurait tre une proprit. L'homme a le sentiment intrieur de ces vrits simples; ainsi l'on ne saurait lui persuader que ses chefs aient le droit de l'enchaner la glbe.