Oeuvres posthumes de Frderic II, roi de Prusse..: Histoire de mon temps

chez Voss et fils et Decker et fils., 1788
 

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94 - Les encyclopdistes sont une secte de soi-disant philosophes, forme de nos jours ; ils se croient suprieurs tout ce que l'antiquit a produit en ce genre. A l'effronterie des cyniques , ils joignent la noble impudence de dbiter tous les paradoxes qui leur tombent dans l'esprit; ils se targuent de gomtrie, et soutiennent que ceux qui n'ont pas tudi cette science ont l'esprit faux ; que par consquent ils ont seuls le don de bien raisonner : leurs discours les plus communs sont...
62 - Le prince est la socit qu'il gouverne ce que la tte est au corps : il doit voir, penser et agir pour toute la communaut, afin de lui procurer tous les avantages dont elle est susceptible.] Si l'on veut que le gouvernement monarchique l'emporte sur le rpublicain, l'arrt du souverain est prononc : il doit tre actif et intgre, et rassembler toutes ses forces pour remplir la carrire qui lui est prescrite.
174 - Henri de l'amiti sentit les nobles flammes : Amiti, don du ciel, plaisir des grandes mes, Amiti, que les rois, ces illustres ingrats, Sont assez malheureux pour ne connatre pas...
340 - III, ne consiste que dans le simple nonc de cette confirmation, qu'elle avait t faite du consentement de l'Empire. Par toutes ces raisons, SM le roi de Prusse ne saurait jamais admettre aucune parit ni compensation entre l'ordre rgl de la succession incontestable de sa maison aux margraviats d'Anspach et de Bareuth, et la prtention non fonde de la maison d'Autriche sur la succession de Bavire, qui n'appartient qu' la maison palatine, comme on a prouv l'un et l'autre point...
280 - ... L'heureuse et l'abondante image D'un pays rgi par les lois. Ces vaillants guerriers que l'intrt des matres Ou rendait ennemis, ou le faisait paratre, De la douce amiti resserrant les liens, Se prtent des secours et partagent leurs biens. La Mort l'apprend, frmit, et ce monstre barbare, De la Discorde en vain secouant les flambeaux, Se replonge dans le Tartare, Attendant des crimes nouveaux.
78 - Celte chance tait trop dsavantageuse pour qu'un homme, pour peu qu'il ft prudent, voult en courir les risques : il ne lui restait donc d'autre parti raisonnable que celui de se joindre aux deux cours allies, afin de participer au partage de la Pologne, et de maintenir par ce moyen l'quilibre entre ces trois puissances. Par...
53 - ... et auxquels il se soumit. Qu'on s'imprime bien que la conservation des lois fut l'unique raison qui engagea les hommes se donner des suprieurs, puisque c'est la vraie origine de la souverainet. Ce magistrat tait le premier serviteur de l'Etat.
236 - J'en ai ml les cartes de mes mains; Et dans ce mois o la feuille fane Annonce la fin de l'anne, Mars ramenant la douce paix Dont la campagne fortune De Berlin fait le centre des attraits, Nous goterons l'heureuse destine De gens sans guerre et sans procs. Nous sommes ici vis--vis de l'ennemi et trs-prs les uns des autres.
62 - Kaunilz rpondit schement que si sa Cour avait fait occuper quelques parcelles de la Pologne sur les confins de la Hongrie, ce n'toit pas dessein de les garder, mais uniquement pour obtenir justice sur quelques sommes que la maison d'Autriche...
322 - ... que VMI et R. a eu la bont de m'crire, m'est bien parvenue. J'attendrai, madame, ce qu'elle et son auguste fils jugeront propos de dcider sur la situation actuelle des affaires , et je dois prvoir des suites heureuses de leur sagesse et de leur modration. Je ritre encore VMI et R. l'assurance que je lui ai donne prcdemment, que je compasserai si bien mes dmarches, qu'elle pourra tre sans inquitude sur le sort des personnes qui bon droit lui sont chres et prcieuses....