Du contrat social ou principes du droit politique

chez Marc Michel Rey, 1772 - 566
 

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261 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
140 - LA libert , n'tant pas un fruit de tous les climats , n'est pas la porte de tous les peuples. Plus on mdite ce principe tabli par Montesquieu, plus on en sent la vrit ; plus on le conteste, plus on donne occasion de l'tablir par de nouvelles preuves.
177 - Telle tait la position de Sparte. Pour vous, peuples modernes, vous n'avez point d'esclaves, mais vous l'tes; vous payez leur libert de la vtre. Vous avez beau vanter cette prfrence, j'y trouve plus de lchet que d'humanit.
74 - Mais il n'appartient pas tout homme de faire parler les dieux , ni d'en tre cru quand il s'annonce pour tre leur interprte. La grande me du lgislateur est le vrai miracle qui doit prouver sa mission.
174 - Les dputs du peuple ne sont donc ni ne peuvent tre ses reprsentants ; ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure dfinitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifie est nulle ; ce n'est point une loi.
130 - C'est ce que Samuel reprsentait fortement aux Hbreux : c'est ce que Machiavel a fait voir avec vidence. En feignant de donner des leons aux rois , il en a donn de grandes aux peuples. Le Prince de Machiavel est le livre des rpublicains...
69 - Celui qui ose entreprendre d'instituer un peuple doit se sentir en tat de changer pour ainsi dire la nature humaine, de transformer chaque individu, qui par lui-mme est un tout parfait et solitaire, en partie d'un plus grand tout dont cet individu reoive en quelque sorte sa vie et son tre...
253 - C'est une espce de thocratie, dans laquelle on ne doit point avoir d'autre pontife que le prince , ni d'autres prtres que les magistrats. Alors mourir pour son pays, c'est aller au martyre; violer les lois, c'est tre impie; et soumettre un coupable l'excration publique , c'est le dvouer au courroux des dieux : Sacer esta.
46 - Il ya souvent bien de la diffrence entre la volont de tous et la volont gnrale; celle-ci ne regarde qu' l'intrt commun; l'autre regarde l'intrt priv, et n'est qu'une somme de volonts particulires...
94 - Mais si le lgislateur, se trompant dans son objet , prend un principe diffrent de celui qui nat de la nature des choses; que l'un tende la...