Correspondance indite de J.-M. Pellerin: dput du tiers-tat de la senechausse de Gurande aux États gnraux (5 mai 1789-29 mai 1790)

A. Sauton, 1883 - 155
 

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101 - Aidez-moi, dans cette circonstance, assurer le salut de l'État; je l'attends de l'Assemble nationale : le zle des reprsentants de mon peuple, runis pour le salut commun, m'en est un sr garant; et, comptant sur l'amour et la fidlit de mes sujets, j'ai donn ordre aux troupes de s'loigner de Paris et de Versailles. Je vous autorise et vous invite mme faire connatre mes dispositions la capitale.
67 - Arrte que tous les membres de cette assemble prteront, l'instant, serment solennel de ne jamais se sparer, et de se rassembler partout o les circonstances l'exigeront, jusqu' ce que la constitution du royaume soit tablie et affermie sur des fondements solides ; et que, ledit serment tant prt, tous les membres, et chacun d'eux en particulier, confirmeront par leur signature cette rsolution inbranlable.
100 - Le chef de la nation vient avec confiance au milieu de ses reprsentants leur tmoigner sa peine et les inviter trouver les moyens de ramener l'ordre et le calme. Je sais qu'on a donn d'injustes prventions ; je sais qu'on a os publier que vos personnes n'taient pas en sret.
77 - Il me semble que la nation assemble n'a pas recevoir d'ordre. monsieur, nous avons entendu les intentions qu'on a suggres au roi ; mais vous, qui ne sauriez tre son organe auprs de l'Assemble nationale, vous qui n'avez ici ni place, ni voix, ni droit de parler, vous n'tes pas fait pour nous rappeler son discours.
4 - Tout ce que l'exprience et la raison publiques vous dnoncent comme proscrit, gardez-vous de le dfendre; mais n'ayez pas l'imprudence de livrer aux hasards d'une dlibration tumultueuse les bases fondamentales et les ressorts essentiels de l'autorit royale. Commencez par faire largement la part des besoins et des vux publics, et disposez-vous dfendre, mme par la force, tout ce que la violence des factions et l'extravagance des systmes voudraient attaquer.
77 - Allez dire votre matre que nous sommes ici par la volont du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baonnettes.
68 - L'Assemble nationale, considrant qu'appele fixer la constitution du royaume, oprer la rgnration de l'ordre public, et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empcher qu'elle ne continue ses dlibrations dans quelque lieu qu'elle soit force de s'tablir, et qu'enfin partout o ses membres sont runis, l est l'Assemble nationale...
100 - Eh bien ! c'est moi qui ne suis qu'un avec ma nation, c'est moi qui me fie vous! Aidez-moi, dans cette circonstance, assurer le salut de l'État; je l'attends de l'Assemble nationale: le zle des...
32 - Sceaux et des commissaires que je runirai lui, afin d'tre inform particulirement des ouvertures de conciliation qui seront faites, et de pouvoir contribuer directement une harmonie si dsirable et si instante.
17 - ... les pices richement meubles. Enfin, ils en indiqurent une qui, selon eux, devait tre partout orne de diamants , avec des colonnes torses, mlanges de saphirs et de rubis. La reine ne pouvait revenir de ces folles ides, et en entretint le roi, qui , la description que ces dputs avaient faite de cette chambre aux gardiens de Trianon, jugea qu'ils cherchaient la dcoration de diamants de composition qui avait t faite, sous le rgne de Louis XV, pour le thtre de Fontainebleau.