Oeuvres compltes de Voltaire: Tome I-XLII.

Lefvre et Dterville, 1817
 

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166 - Athalie est une grand'mre de prs de cent ans; le jeune Joas est son petit-fils, son' unique hritier; elle n'a plus de parents; son intrt est de l'lever et de lui laisser la couronne; elle dclare ellemme qu'elle n'a pas d'autre intention. C'est une absurdit insupportable de supposer qu'elle veuille lever Joas chez elle pour s'en dfaire; c'est pourtant sur cette absurdit que le fanatique Joad assassine sa reine. Je l'appelle hardiment fanatique, puisqu'il parle ainsi sa...
262 - Sitt que d'Apollon un gnie inspir Trouve loin du vulgaire un chemin ignor, En cent lieux contre lui les cabales s'amassent; Ses rivaux obscurcis autour de lui croassent* : Et son trop de lumire importunant les yeux, De ses propres amis lui fait des envieux; La mort seule ici-bas, en terminant sa vie, Peut calmer sur son nom...
49 - Vous souffrez qu'il vous parle? Et vous ne craignez pas Que, du fond de l'abme entrouvert sous ses pas, II ne sorte l'instant des feux qui vous embrasent, Ou qu'en tombant sur lui, ces murs ne vous crasent? Que veut-il? De quel front cet ennemi de Dieu Vient-il infecter l'air qu'on respire en ce lieu?
312 - C'est aux rois, c'est aux grands, c'est aux esprits bien faits, A voir la vertu pleine en ses moindres effets; C'est d'eux seuls qu'on reoit la vritable gloire ; Eux seuls des vrais hros assurent la mmoire.
398 - Fais connatre mon fils les hros de sa race ; Autant que tu pourras conduis-le sur leur trace : Dis-lui par quels exploits leurs noms ont clat, Plutt ce qu'ils ont fait que ce qu'ils ont t : Parle-lui tous les jours des vertus de son pre; Et quelquefois aussi parle-lui de sa mre.
111 - L'un sur l'autre en tremblant vainement appuys : Le puissant foule aux pieds le faible qui menace , Et rit , en l'crasant, , de sa dbile audace. Tout tombe , tout gmit ; qui peut vous seconder?
463 - Sans tre vaine ni coquette , Et l'extrme vivacit Sans tre jamais indiscrte ; Vous qui donnrent les dieux Tant de lumires naturelles , Un esprit juste, gracieux , Solide dans le srieux , Et charmant dans les bagatelles ; Souffrez qu'on prsente vos yeux L'aventure d'un tmraire Qui , pour s'tre vant de plaire, Perdit ce qu'il aimait le mieux. Si...
398 - II est du sang d'Hector , mais il en est le reste ; Et pour ce reste enfin j'ai moi-mme, en un jour , Sacrifi mon sang, ma haine et mon amour.
487 - Une dame trs respectable tant un jour au chevet d'une de ses filles qui tait en danger de mort, entoure de toute sa famille, s'criait, en fondant en larmes : Mon Dieu, rendez la-moi et prenez tous mes autres enfants. Un homme, qui avait pous une autre de ses filles, s'approcha d'elle et la tirant par la manche : Madame, dit-il,
167 - J'ai mon Dieu que je sers ; vous servirez le vtre : Ce sont deux puissants dieux. JOAS. Il faut craindre le mien : Lui seul est Dieu, madame, et le vtre n'est rien. ATHALIE. Les plaisirs prs de moi vous chercheront en foule.