Correspondance littraire, philosophique et critique, adresse a un souverain d' Allemagne, depuis 1735 jusqu'en 1769, 3 2

 

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81 - Oui, pour fe tourdie vos traits je me livre ; Mais- si ma prophtie a manqu son effet, II faut vous l'avouer, c'est qu'en ouvrant mon livre J'avais pour le premier pris le second feuillet.
294 - ... la vie qu' force d'opium, mourir et ressusciter vingt fois sans cesser de mettre profit les intervalles o ce cruel tat la laissait respirer, pour remplir tous les devoirs de la tendresse maternelle et tous ceux de l'amiti la plus empresse et la plus active. Au milieu des...
496 - J'ai donn ma pice au public pour l'amuser et non pour l'instruire, non pour offrir des bi'gueules mitiges le plaisir d'en aller penser du bien en petite loge, condition d'en dire du mal en socit. Les plaisirs du vice et les honneurs de la vertu, telle est la pruderie du sicle. Ma pice n'est point un ouvrage quivoque, il faut l'avouer ou la fuir.
483 - Noces, et la salle s'est trouve remplie presqu'au moment o les portes ont t ouvertes au public; peine la moiti de ceux qui les assigeaient depuis huit heures du matin at-elle pu parvenir se placer; la plupart entraient par force en jetant leur argent aux portiers. On n'est pas...
490 - Mais Figaro?.... Le drle son patron Si scandaleusement ressemble, II est si frappant qu'il fait peur ; Et pour voir la fin tous les vices ensemble, Le parterre en chorus a demand l'auteur.
269 - ... raison. On a fait natre M. le comte de Vaudreuil le dsir de voir jouer, sa campagne de Genevilliers , les fameuses Noces ; il l'a propos l'auteur, qui lui a reprsent que les dfenses de laisser jouer un ouvrage si innocent avaient lev contre sa comdie un soupon d'immoralit qui ne lui permettait d'en souffrir la reprsentation , quelque part que ce pt tre, que lorsque l'approbation d'un censeur l'aurait lave de cette tache. On a choisi pour censeur M. Gaillard...
215 - Caron a tent de faire reprsenter und pice que Sa Majest avait dfendue , et l'a tent sans autre garant de cette hardiesse qu'une esprance donne , dit-on , assez vaguement par Monsieur ou par M. le comte d'Artois qu'il n'y aurait point de contre-ordre. Nous n'avons vu que la dernire rptition de ce fameux ouvrage ; elle fut fort lente et fort tumultueuse. Nous ne pouvons, d'aprs une telle reprsentation, juger que trs -imparfaitement de l'ensemble de l'ouvrage.
520 - Ce dpt est confi l'Acadmie franaise. Les langues, comme les lois, doivent tre constamment rappeles aux principes dont elles manent. La ntre doit aux ouvrages du gnie sa force et son abondance; elle doit la grande sociabilit de la nation une partie de ses grces ; mais c'est la communication rciproque des gens du monde et des gens de lettres qu'elle doit son vritable caractre, et c'est leur association seule qu'elle peut devoir la conservation de ces avantages....
496 - qui se permettent de voir un spectacle qu'elles jugent malhonnte, pourvu qu'elles le -voient en secret : je ne me prte pas de pareilles fantaisies.
2 - M. le comte de*** ; elle est d'un jeune homme qui s'est fait appeler long-temps M. de Parcieux, et qui, n'ayant pu prouver le droit qu'il avait de porter ce nom , s'en est veng fort noblement en prenant celui du chevalier de Rivarol, lequel, dit-on, ne lui appartient pas mieux, mais dont il faut esprer qu'il voudra bien se contenter, tant qu'on ne l'obligera pas en chercher un autre.