Conspiration pour l'galit dite de Babeuf: suivie du procs auquel elle donna lieu, et des pices justificatives, etc., etc, 1

A la Librairie romantique, 1828 - 325
 

 - 

.

-

28 - Les secours publics sont une dette sacre. La socit doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister ceux qui sont hors d'tat de travailler.
38 - Nous voulons, en un mot, remplir les vux de la nature, accomplir les destins de l'humanit, tenir les promesses de la philosophie, absoudre la Providence du long rgne du crime et de la tyrannie. Que la France, jadis illustre parmi les pays esclaves, clipsant la gloire de tous les peuples libres qui ont exist, devienne le modle des nations, l'effroi des oppresseurs, la consolation des opprims, l'ornement de l'univers, et qu'en scellant notre ouvrage de notre sang, nous puissions voir...
37 - Nous voulons substituer dans notre pays la morale l'gosme, la probit l'honneur, les principes aux usages, les devoirs aux biensances, l'empire de la raison la tyrannie de la mode, le mpris du vice au mpris du malheur, la fiert l'insolence, la grandeur d'me la vanit...
39 - Etat libre ; les proprits des patriotes sont sacres, mais les biens des conspirateurs sont l pour tous les malheureux. Les malheureux sont les puissances de la terre; ils ont le droit de parler en matres aux gouvernements qui les ngligent.
26 - Dclaration des droits de l'homme et du citoyen Le peuple franais, convaincu que l'oubli et le mpris des droits naturels de l'homme sont les seules causes des malheurs du monde, a rsolu d'exposer dans une dclaration solennelle, ces droits sacrs et inalinables, afin que tous les citoyens, pouvant comparer sans cesse les actes du Gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer...
31 - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacr des droits et le plus indispensable des devoirs.
27 - Ces droits appartiennent galement tous les hommes quelle que soit la diffrence de leurs forces physiques et morales. L'galit des droits est tablie par la nature : la socit, loin d'y apporter atteinte, ne fait que la garantir contre l'abus de la force qui la rend illusoire.
27 - Le droit de manifester sa pense et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manire, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes ne peuvent tre interdits. La ncessit d'noncer ces droits suppose ou la prsence ou le souvenir rcent du despotisme.
28 - Les citoyens dont les revenus n'excdent point ce qui est ncessaire leur subsistance sont dispenss de contribuer aux dpenses publiques; les autres doivent les supporter progressivement, selon l'tendue de leur fortune.
29 - Dans tout État libre, la loi doit surtout dfendre la libert publique et individuelle contre l'autorit de ceux qui gouvernent. Toute institution qui ne suppose pas le peuple bon et le magistrat corruptible, est vicieuse.