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DE FRANCE, , D É DIÉ AU ROI, PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES,

C Θ Ν Τ Ε Ν Α Ν Τ

Le Journal Politique des principaux événemens de

toutes les Cours; les Pièces fugitives nouvelles en vers & en prose; l'Anronce & Analyse des Ouvrages nouveaux ; les Inventions & Découpertes dans les Sciences & les Arts; les Spectacles; les Causes célèbres ; les Académies de Paris & des Provinces ; la Notice des Édits, Arrêts ; les Avis particuliers, &c. &c.

5 Septembre 1778

A P A RIS, Chez PANCKOUCKE, Hôtel de Thou.

rue des Poitevins.

Avec Appprobation & Brevet du Roi.

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MERCURE
DE FRANCE.

5 Septembre 1778.

PIÈCES FUGITIVES

EN VERS ET EN PROSE.

VERS sur ce que la Maternité de la Reine

s'est déclarée à la nouvelle de l'avantage

remporté par l'armée navale de France Avec

vec trop de lenteur s'annonçoit à nos væux
L'auguste rejeron que nous donnent les cieux;

Mais le récit d'une victoire
paru

l'animer soudain.
N'en doutons pas, c'est un Dauphin,
Toujours, des qu'il respire, un Bourbon sent la gloira

A

A Mademoiselle M**

Quor,

pour le prix des vers accorder au Vairs queur

D'un baifer la douce carefle !

Céphise quelle est votre erreur?
Vous donnez à l'esprit ce qui n'est dû qu'au cæur.
Un baiser fut toujours le prix de la tendresse;
C'est à l'Amour qu'il faut en réserver le don.
Les Habitans du Pinde , en lear plus grande ivresse,
N'ont jamais espéré qu'un laurier d'Apollon.
Des vers à mes rivaux je céde l'avantage;
Il riment mieux que moi, mais je fais mieux aimer.

Que le laurier soit leur partage,
Et le mieu fera le baifer.

E R S

Sur la mort de M. de Voltaire.
O PARNASSE ! frémis de douleur & d'efroi!
Pleurez , Muses, brisez vos lyres immortelles !
Toi dont il fatigua les cent voix & les ailes,
Dis que Voltaire est mort, pleure, & repose toi.

Ces vers nous paroissent les plus beaux qu'on ait faits sur ce sujet. Le dernier est sublime.

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Ce genre

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Fin de l'Éloge DE LA MOTTE,, vi par M. D'ALEMBERT.

31

de la fatyre , dont notre Académicien avoir été fi souvent l'objet, eft presque le feul où il ne se soit point exercé; la douceur & l'honnêteté de son caractère lui interdit constamment cette relfource banale & odieuse de la médiocrité jalouse, Il n'auroit pourtant tenu qu'à lui de fe la menager avec avantage. On peut voir

, par la réponse pleine de fel qu'il a faite à une critique très-injurieuse de son Baller des Arts, qu'il auroit très - bien réufli , s'il l'avoit voulu , dans ce genre far cile & méprisable. La critique à laquelle il répondoit étoit de le Noble qui décrié dans la Littérature

par

ses détestables rapfodies , & flétri par la Justice dans une affaire criminelle , auroit eu tant de raisons de fe tenir dans le silence, si l'expérience ne prouvoit que l'impudence est le misérable afyle des Ecrivains les plus faits pour fe taire. La Motte, en, lui infigeant la punim cion qu'il méritoit, & en se vengeant cetre seule fois de sa vie, iinita sur ce point le bon la Fontaine , qui ne fut is comme lui méchant , qu'un seul jour, pour se venger de Lully. Il fut mêine plus modéré

que

12 S

A iij

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