Revue des deux mondes, 26; 112

Au bureau de la Revue des deux mondes., 1856
 

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284 - Ces clauses bien entendues se rduisent toutes une seule, savoir l'alination totale de chaque associ avec tous ses droits toute la communaut : car premirement chacun se donnant tout entier, la condition est gale pour tous, et la condition tant gale pour tous, nul n'a intrt de la rendre onreuse aux autres.
281 - A prendre le terme dans la rigueur de l'acception , il n'a jamais exist de vritable dmocratie, et il n'en existera jamais.
285 - ... qui par lui-mme est un tout parfait et solitaire , en partie d'un plus grand tout dont cet individu reoive en quelque sorte sa vie et son tre; d'altrer la constitution de l'homme pour la renforcer ; de substituer une existence partielle et morale l'existence physique et indpendante que nous avons tous reue de la nature. Il faut , en un mot , qu'il te l'homme ses forces propres pour lui en donner qui lui soient trangres, et dont il ne puisse faire usage sans le secours...
289 - Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en rvolution est la fois la vertu et la terreur : la vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante. La terreur n'est autre chose que la justice prompte, svre, inflexible ; elle est donc une manation de la vertu ; elle est moins un principe particulier qu'une consquence du principe gnral de la dmocratie appliqu aux plus pressants...
294 - L'existence de la divinit puissante, intelligente, bienfaisante, prvoyante et pourvoyante, la vie venir, le bonheur des justes, le chtiment des mchants, la saintet du contrat social et des lois; voil les dogmes positifs.
294 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
284 - Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprme direction de la volont gnrale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout.
303 - On voit par l que le pouvoir souverain , tout absolu, tout sacr, tout inviolable qu'il est, ne passe ni ne peut passer les bornes des conventions gnrales, et que tout homme peut disposer pleinement de ce qui lui a t laiss de ses biens et de sa libert par ces conventions; de sorte que le souverain n'est jamais en droit de charger un sujet plus qu'un autre , parce qu'alors , l'affaire devenant particulire , son pouvoir n'est plus comptent.
279 - Chez les Grecs,' tout ce que le peuple avait faire il le faisait par lui-mme; il tait sans cesse assembl sur la place. Il habitait un climat doux; il n'tait point avide; des esclaves faisaient ses travaux ; sa grande affaire tait sa libert.
282 - ... et les discussions pineuses; ensuite beaucoup d'galit dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l'galit ne saurait subsister longtemps dans les droits...