Rpertoire gnral du Thtre Franais: compos des tragdies, comdies et drames des auteurs du premier et du second ordre, rests au Thtre Franais; avec une table gnrale ...

Mme veuve Dabo, 1823
 

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129 - Portant partout le trait dont je suis dchir, Contre vous, contre moi, vainement je m'prouve : Prsente, je vous fuis; absente, je vous trouve; Dans le fond des forts votre image me suit; La lumire du jour, les ombres de la nuit, Tout retrace mes yeux les charmes que j'vite; Tout vous livre l'envi le rebelle Hippolyte.
161 - Misrable ! et je vis ! et je soutiens la vue De ce sacr Soleil dont je suis descendue ! J'ai pour aeul...
287 - J'aime voir comme vous l'instruisez. Enfin, Eliacin, vous avez su me plaire ; Vous n'tes point, sans doute, un enfant ordinaire. Vous voyez, je suis Reine, et n'ai point d'hritier ; Laissez l cet habit, quittez ce vil mtier ; Je veux vous faire part de toutes mes richesses, Essayez ds ce jour l'effet de mes promesses.
129 - Moi-mme, pour tout fruit de mes soins superflus , Maintenant je me cherche, et ne me trouve plus : Mon arc, mes javelots, mon char, tout m'importune ; Je ne me souviens plus des leons de Neptune ; Mes seuls gmissements font retentir les bois ; Et mes coursiers oisifs ont oubli ma voix.
135 - J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime, Innocente mes yeux, je m'approuve moi-mme, Ni que du fol amour qui trouble ma raison Ma lche complaisance ait nourri le poison.
172 - Un effroyable cri, sorti du fond des flots, Des airs en ce moment a troubl le repos; Et du sein de la terre une voix formidable Rpond en gmissant ce cri redoutable. Jusqu'au fond de nos curs notre sang s'est glac; Des coursiers attentifs le crin s'est hriss. Cependant sur le dos de la plaine liquide S'lve gros bouillons une montagne humide; L'onde approche, se brise, et vomit nos yeux, Parmi 1 des flots d'cume, un monstre furieux.
307 - Voil donc quels vengeurs s'arment pour ta querelle, Des prtres, des enfants, Sagesse ternelle! Mais, si tu les soutiens, qui peut les branler? Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler; Tu frappes et guris, tu perds et ressuscites. Ils ne s'assurent point en leurs propres mrites, Mais en ton nom sur eux. invoqu tant de fois, En tes serments jurs au plus saint de leurs rois, En ce temple o tu fais ta demeure sacre, Et qui doit du soleil galer la dure.
132 - En public, en secret, contre vous dclare, J'ai voulu par des mers en tre spare. J'ai mme dfendu par une expresse loi Qu'on ost prononcer votre nom devant moi. Si pourtant l'offense on mesure la peine, Si la haine peut seule attirer votre haine, Jamais femme ne fut plus digne de piti, Et moins digne, Seigneur, de votre inimiti.
71 - C'est moi qui, si longtemps le plaisir de vos yeux, Vous ai fait de ce nom remercier les Dieux, Et pour qui tant de fois prodiguant vos caresses Vous n'avez point du sang ddaign les faiblesses.
118 - Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire, Et drober au jour une flamme si noire : Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats ; Je t'ai tout avou ; je ne m'en repens pas, Pourvu que, de ma mort respectant les approches, Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches, Et que tes vains secours cessent de rappeler Un reste de chaleur tout prt s'exhaler.