Histoire de France depuis la Rvolution de 1789, 2

Treuttel et Wrtz, 1801
 

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31 - Je jure de mourir plutt que de souffrir l'invasion du territoire franais par des troupes trangres, et de n'obir qu'aux ordres qui seront donns en consquence des dcrets de l'Assemble nationale.
129 - Messieurs, disait-il, au moment trop diffr peut-tre o j'allais appeler votre attention sur de grands intrts publics, et dsigner, parmi nos dangers, la conduite d'un ministre que ma correspondance accusait depuis longtemps, j'apprends que, dmasqu par ses divisions, il a succomb sous ses propres intrigues; car sans doute ce n'est pas en sacrifiant trois collgues asservis par leur insignifiance son pouvoir que le moins excusable , le plus not de ces ministresi aura ciment,...
137 - Messieurs, j'ai obi ma conscience, mes sermens ; je le devais la patrie, vous, au roi, et surtout moimme, qui les chances de la guerre ne permettent pas d'ajourner les observations que je crois utiles, et qui aime penser que l'Assemble nationale y trouvera un nouvel hommage de mon dvouement son autorit constitutionnelle, de ma reconnaissance personnelle et de mon respect pour elle. Sign LA FAYETTE.
4 - Mais aucun danger ne pourra lui faire oublier que le sol de la France appartient tout entier la libert , et que la loi de l'galit y doit tre universelle. Elle prsentera au monde le spectacle nouveau d'une nation vraiment libre, soumise aux rgles de la justice , au milieu des orages de la guerre , et respectant partout , en tout temps , l'gard de tous les hommes , les droits qui sont les mmes pour tous. ' La paix que le mensonge , l'intrigue et la trahison ont loigne, ne...
27 - J'ai d puiser tous les moyens de maintenir la paix. Maintenant je viens, aux termes de la constitution, vous proposer formellement la guerre contre le roi de Hongrie et de Bohme.
59 - Majest a constitutionnellement refuse deux dcrets. Le roi n'a oppos aux menaces et aux insultes des factieux que sa conscience et son amour pour le bien public. >. Le roi ignore quel sera le...
27 - Constitution, de n'entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conqutes, et de n'employer jamais ses forces contre la libert d'aucun peuple, ne prend les armes que pour la dfense de sa libert et de son indpendance; que la guerre qu'elle est oblige de soutenir n'est point une guerre de nation nation, mais la juste dfense d'un peuple libre contre l'injuste agression d'un roi...
131 - C'est elle que j'en accuse hautement. Organise comme un empire part dans sa mtropole et dans ses affiliations, aveuglment dirige par quelques chefs ambitieux, cette secte forme une corporation distincte au milieu du peuple franais, dont elle usurpe les pouvoirs en subjuguant ses reprsentons et ses mandataires.