Mmoires d'un temoin de la rvolution, ou, Journal des faits qui se sont passs sous ses yeux, et qui ont prpar et fix la constitution franaise: ouvrage posthume, 3

Levrault, Schoell et cnie, 1804
 

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336 - La libert consiste pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la socit la jouissance de ces mmes droits; ces bornes ne peuvent tre dtermines que par la loi.
176 - Tout ce que je vois jette les semences d'une rvolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le plaisir d'tre tmoin. Les Franais arrivent tard tout, mais enfin ils arrivent; la lumire s'est tellement rpandue de proche en proche, qu'on clatera la premire occasion et alors ce sera un beau tapage...
338 - ... l'excuter ; si un semblable mlange de fonctions htrognes dans les prtres catholiques ne peut pas survivre la reconnaissance des vrais principes, les mmes rflexions s'appliquent aux actes de mariage et de spulture. La crmonie religieuse du mariage , celle des obsques appartiennent aux prtres du culte dans lequel on a vcu, on s'est mari , on est mort. Mais le pouvoir de constater que deux membres de la socit ont uni leurs corps, que leurs enfans seront lgitimes,...
116 - Il me semble que M. de Montmorin y tait. Je portai la sant du roi , de la reine , de M. le dauphin et de la famille royale ; et comme je portai aussi celle des ministres patriotes , M. de SaintPriest porta la mienne et celle de M. de La Fayette. On ne porta ni celle de la nation, ni celle de la commune.
22 - J'en compte trois : celle du 17 juin, o les communes ont repris l'autorit souveraine et nationale ; celle du 14 juillet, o le peuple arm a fait clore la vritable force publique, et, en renversant la Bastille, a dtruit le pouvoir arbitraire; enfin, la nuit du 4 aot, o toutes les charges qui pesaient sur le peuple ont t dtruites, et o la France a t vraiment rgnre. Le rgime fodal qui pesait sur le peuple et depuis des sicles , a t dtruit d'un seul coup...
283 - La ville de Paris serait autorise ouvrir un emprunt jusqu' la concurrence du tiers du prix de la vente; il ne lui serait pas difficile de prsenter les soumissions d'un grand nombre de capitalistes.
307 - Je vais vous rendre compte des mesures que M. le commandant-gnral et moi avons prises pour assurer la tranquillit publique. Nous nous sommes aperus , depuis huit ou dix jours , qu'il rgnait dans la ville une grande fermentation. Des vagabonds trangers s'y sont ramasss, et cherchent y semer le dsordre. Ils excitent le peuple ; on assure mme qu'il a t rpandu de largent.
355 - En nous rappelant l'union qui fait la force des peuples libres, vous allez surtout tablir la grande union de la nation et du prince. Que la confiance descende de cette auguste Assemble et du trne (i) Voyez le rcit de cette scne louchante dans les Mmoires dp Perrire
281 - Chausse-d'Antin ; si cette maison ne suffisait pas , celle de Meudon pourrait servir de supplment. Les maisons renies rserves seraient rduites aux lieux claustraux. On conserverait, pour les ordres qui n'ont que deux maisons, les Minimes de Chaillot, les...
95 - Jldles la nation , au roi , la loi et la commune de Paris. Il faut remarquer que le roi est mis ici avant la loi ; et cela est conforme la formule dcrte par l'Assemble nationale, le io aot, pour le serment des troupes.