Rimpression de l'ancien Moniteur: depuis la runion des États-gnraux jusqu'au Consulat (mai 1789-novembre 1799) avec des notes explicatives, 15

Au Bureau central, 1840
 

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63 - La loi est l'expression de la volont gnrale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs reprsentants, sa formation. Elle doit tre la mme pour tous, soit qu'elle protge, soit qu'elle punisse.
292 - Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donns dans le cours de notre union, comme elle peut tre sre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose se reprocher.
227 - La loi ne doit tablir que des peines strictement et videmment ncessaires, et nul ne peut tre puni qu'en vertu d'une loi tablie et promulgue antrieurement au dlit, et lgalement applique.
292 - Je recommande mes enfants ma femme, je n'ai jamais dout de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d'en faire de bons chrtiens et d'honntes hommes; de ne leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s'ils sont condamns les prouver) que comme des biens dangereux et prissables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'ternit.
237 - La Convention nationale dclare nul l'acte de Louis Capet, apport la barre par ses conseils, qualifi d'appel la nation du jugement contre lui rendu par la Convention ; dfend qui que ce soit d'y donner aucune suite , peine d'tre poursuivi et puni comme coupable d'attentat contre la sret gnrale de la rpublique.
11 - Louis, ce fut le peuple lui-mme; ce furent tous les citoyens individuellement par le serment individuel qu'ils prtrent de maintenir la Constitution. Aujourd'hui, vous pouvez dclarer, comme un principe d'ternelle vrit, que la promesse d'inviolabilit faite Louis par le peuple ne fut point obligatoire pour le peuple; mais au peuple seul il appartient de dclarer qu'il ne veut pas tenir sa promesse.
15 - Rpublique ; qu'il n'ya qu'un chef qui puisse la sauver ; qui me garantira, dis-je, que ces mmes hommes ne crieront pas aprs la mort de Louis avec la plus grande violence : Si le pain est cher la cause en est dans la Convention; si le numraire est rare, si nos armes sont mal approvisionnes...
15 - Ah! si telle tait leur audace il ne paratrait que pour tre l'instant perc de mille coups! Mais quelles horreurs ne serait pas livr Paris! Paris, dont la postrit admirera le courage hroque contre les rois, et ne concevra jamais l'ignominieux asservissement une poigne de brigands, rebut de l'espce humaine, qui s'agitent dans son sein et le dchirent en tous sens par les mouvements convulsifs de leur ambition et de leur fureur!
292 - Je recommande mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommment tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'prouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en rgnant suivant les Lois...
15 - ... la piti, que des prjugs invtrs auront excite sur le sort de Louis ? Qui me garantira que dans cette nouvelle tempte , o l'on verra ressortir de leurs repaires les tueurs du 2 septembre, on ne vous prsentera pas tout couvert de sang et comme un librateur , ce dfenseur, ce chef que l'on dit tre devenu si ncessaire? Un chef ! Ah ! si telle tait leur audace, il ne...