Histoire de la philosophie morale et politique dans l'antiquit et les temps modernes, 2

Librairie Philosophique de Ladrange, 1858
 

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397 - ... des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait croire que nous ne sommes pas nous-mmes chrtiens. De petits esprits exagrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains; car si elle tait telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tte des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une gnrale en faveur de la misricorde et de la piti?
491 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle (1).
337 - La loi, en gnral, est la raison humaine, en tant qu'elle gouverne tous les peuples de la terre; et les lois politiques et civiles de chaque nation ne doivent tre que les cas particuliers o s'applique cette raison humaine.
465 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme et reste aussi libre .qu'auparavant.
397 - On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un tre trs sage, ait mis une me, surtout une me bonne, dans un corps tout noir.
488 - La souverainet ne peut tre reprsente, par la mme raison qu'elle ne peut tre aline; elle consiste essentiellement dans la volont gnrale, et la volont ne se reprsente point : elle est la mme, ou elle est autre; il n'ya point de milieu.
338 - ... glac, brlant, ou tempr; la qualit du terrain , sa situation , sa grandeur; au genre de vie des peuples, laboureurs, chasseurs , ou pasteurs : elles doivent se rapporter au degr de libert que la constitution peut souffrir, la religion des habitants, leurs inclinations , leurs richesses , leur nombre , leur commerce , leurs murs , leurs manires.
480 - ... rciproque. A considrer humainement les choses, faute de sanction naturelle, les lois de la justice sont vaines parmi les hommes ; elles ne font que le bien du mchant et le mal du juste, quand celui-ci les observe avec tout le monde sans que personne les observe avec lui. Il faut donc des conventions et des lois pour unir les droits aux devoirs et ramener la justice son objet.
338 - Elles doivent tre relatives au physique du pays, au climat glac, brlant ou tempr; la qualit du terrain, sa situation, sa grandeur, au genre de vie des peuples, laboureurs, chasseurs ou pasteurs : elles doivent se rapporter au...
463 - ... volont. Enfin, c'est une convention vaine et contradictoire de stipuler, d'une part, une autorit absolue, et, de l'autre, une obissance sans bornes.- N'est-il pas clair qu'on n'est engag rien envers celui dont on a droit de tout exiger? Et cette seule condition, sans quivalent, sans change, n'entrane-t-elle pas la nullit de l'acte?