Histoire de cent ans, de 1750 1850: (histoire, sciences, littrature, beaux-arts,)

Firmin Didot frres, 1852
 

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314 - Allez dire votre matre que nous sommes ici par la volont du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baonnettes.
317 - Mes peuples ne peuvent pas craindre que la politique de leur empereur trahisse jamais la gloire nationale. De mon ct , j'ai la confiance que les Franais seront constamment dignes d'eux...
220 - Retrouvant dans nos chteaux, avec nos paysans, nos gardes et nos baillis, quelques vestiges de notre ancien pouvoir fodal, jouissant la cour et la ville des distinctions de la naissance, levs par notre nom seul aux grades suprieurs dans les camps , et libres dsormais de nous mler , sans faste et sans entraves , tous nos concitoyens pour goter les douceurs de l'galit plbienne, nous voyions s'couler ces courtes annes de notre printemps dans un cercle d'illusions,...
410 - ... mode, le mpris du vice au mpris du malheur, la fiert l'insolence, la grandeur d'me la vanit, l'amour de la gloire l'amour de l'argent, les bonnes gens la bonne compagnie, le mrite l'intrigue, le gnie au bel esprit, la vrit l'clat, le charme du bonheur aux ennuis de la volupt, la grandeur de l'homme la petitesse des grands, un peuple magnanime, puissant, heureux, un peuple aimable, frivole et misrable, c'est--dire toutes les vertus et tous les...
211 - Russie et d'Autriche, a t en moins de quatre heures ou coupe ou disperse. Ce qui a chapp votre fer s'est noy dans les lacs. Quarante drapeaux, les tendards de la garde impriale de Russie, cent vingt pices de canon, vingt gnraux, plus de trente mille prisonniers sont le rsultat de cette journe jamais clbre. Cette infanterie tant vante et en nombre suprieur n'a pu rsister votre choc, et dsormais vous n'avez plus de rivaux redouter.
256 - Il rsultait de ce reste de nos vieilles coutumes une grande difficult pour maintenir une subordination complte entre des officiers, spars, il est vrai, par la hirarchie des grades, mais qui, en qualit de nobles, se regardaient tous comme gaux. Chacun respectait son chef la manuvre, la parade, dans les heures de service; mais en tout autre temps et partout ailleurs on voyait peu de traces de subordination. Revenus la ville ou la cour, il arrivait ncessairement qu'on...
318 - Le danger, Sire, est plus terrible encore... Et jugez de son tendue par les alarmes qui nous amnent devant vous ! De grandes rvolutions ont eu des causes bien moins clatantes ; plus d'une entreprise fatale aux nations et aux rois s'est annonce d'une manire moins sinistre et moins formidable!
291 - Tout ce que je vois jette les semences d'une rvolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le plaisir d'tre tmoin. Les Franais arrivent tard tout, mais enfin ils arrivent; la lumire s'est tellement rpandue de proche en proche, qu'on clatera la premire occasion et alors ce sera un beau tapage; les jeunes gens sont bien heureux, ils verront de belles choses.
199 - Franais l'un aprs l'autre, il n'y en a aucun qui ne vous dit, ainsi que nous : Grand homme , achevez votre ouvrage en le rendant immortel comme votre gloire ! Vous nous avez tirs du chaos du pass ; vous nous faites bnir les bienfaits du prsent ; garantissez-nous l'avenir.
350 - J'ai voulu la libert sous diverses formes ; j'ai vu qu'elle tait possible sous la monarchie ; je vois le Roi se rallier la nation ; je n'irai pas, misrable transfuge, me traner d'un pouvoir l'autre, couvrir l'infamie par le sophisme, et balbutier des mots profans pour racheter une vie honteuse.