L'Anne littraire, ou, Suite des lettres sur quelques crits de ce temps, 7-8

1787
 

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303 - Apollon , & Neptune Qui fur ces Rocs fourcilleux , Ont , compagnons de fortune , Bti ces murs orgueilleux? De leur enceinte fameufe La Sambre , unie la Meufe , Dfend le fatal abord : Et par cent bouches horribles , L'airain fur ces monts terribles Vomit le fer & la mort. Dix mille vaillans Alcides, Les bordant de toutes parts...
265 - Adieu , plaisant pays de France : O ma patrie La plus chrie, Qui as nourri ma jeune enfance ! Adieu , France , adieu nos beaux jours ! La nef qui djoint nos amours N'a eu de moi que la moiti. Une part te reste : elle est tienne ; Je la fie ton amiti , Pour que de l'autre il te souvienne.
208 - Et lui dit, parlant un peu gras , L'ayant pris par le bout du bras (C'est par la main que je veux dire) : Comment vous portez-vous, beau sire?
205 - Le but moral de ce genre d'crits est de faire voir que tous les objets ont deux faces , de dconcerter la vanit humaine, en prsentant les plus grandes choses et les plus srieuses d'un ct ridicule et bas , et en prouvant l'opinion qu'elle tient souvent des formes.
357 - La vraie manire d'apprendre une langue quelconque, vivante ou morte, par le moyen de la langue Franaise,
169 - C'est, dit-il , fermer les yeux la lumire que de ne pas voir que l'institution de la socit est le rsultat d'une ncessit physique.
316 - Votre grand cur , fans doute , attend aprs mes pleurs , Pour aller , dans fes bras , jouir de mes douleurs ; Charg de tant d'honneur , il veut qu'on le revoie...
293 - Dieux dans fon bonheur peuvent -ils l'galer ? Je fens de veine en veine une fubtile flamme , Courir par tout mon corps, fitt que je te vois : Et dans les doux tranfports , o s'gare mon ame, Je ne faurois trouver de langue , ni de voix.
303 - L'airain sur ces monts terribles Vomit le fer et la mort. Dix mille vaillants Alcides , Les bordant de toutes parts , D'clairs au loin homicides Font ptiller leurs remparts...