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nivimus, et ini animas nostrorum constituentium juravimus ad sancta Dei Eraugelia nostris manibus tacta , quod ipsi domiiri vostri rex et regina bona fide, omni dolo ac fraude cessante, ownia supra dicta realiter cum effectu adimplebunt.

Acta fuerunt hæc iu loco sancti Joanis de Luz, 9 octobris 1478.

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No. 253. -- LETTRES portant permission au comte de Comminyes

de faire une garenne pour les bêtes fauves, et d'exproprier les propriétaires des terrains compris dans ladite garenne, inoyennant indemnité.

Aux Forges, près Chinon, janvier 1478. (C. L. XVIII, 436.) Loys, etc. Nous avoir receue l'umble supplication de nostre chier et feal cousin, conseiller et chambellan, le conte de Comminges et vicomte de Fronsac , seigneur de Lescun , contenant que, au dedans des fins et mectes de sondit viconté de Fronsac, sur la riviere de Dordogne, au dessoubz de la ville de Liborne, environ deux lieues, à une isle du Carruier assez grant et de grant estendae , qui est d'icelle sa viconté, tant en justice, juridiction , proprieté, que autrement, la plupart de laquelle: est en desert et inhabitée , et l'autre partie est en labourage de vignes et aubaredes, sans ce qu'il demeure ne habite aucunes gens , en laquelle isle repairent et se tiennent plusieurs besles sauvages, comme cerfs, biches, sangliers, chevreulx, lievres, connils , faisans, perdrix et autres bestes et gibier , et est fort bien disposée à faire garenne et parc de bestes sauvages , et pour ceste cause , pour le bien et augmentation de sadite viconlé Teroft nostredit cousin suppliant volontiers garder, clorre et fermer icelle islc, pour y avoir' garenne; mais il n'oseroit ne vouldroit ce faire, sans avoir sur ce noz congié et licence, si comme il dit , humblement requerans iceulx.

Pourquoy nous, ce consideré, inclinans liberalement à la sup-, plication et requeste de nostredit cousin, en faveur dés grans et recommandables services qu'il nous a faiz et fait chascun jour en 'nož plus graus affaires, à iceluy, pources causes et autres à ce nous mouvans, avons donné et octroyé, donnons et octroyons, de grace especiale, plaine puissance et auctorité royal, par ces presentes, congiéet licence de faire garenne et parc en ladite isle, et de faire garder, clorre et fermer icelle isle se bon lui semble , ainsi qui

ýcrra estre à faire pour le plus prouifitable pour ladite gatenne; voulons et octroyons que icelle isle soit à tousiours-ma is deffensable, comme les autres garennes du pays, sans ce que nul on mulz de quelque estat ou condiciou qu'ils soienty puissent chasser, aller , venir, sejourner , passer, repasser, voler , ne y mectre (11 lenir aucunes bestes privées, sinon du gré et consentement de nustredit cousin ou de celluy ou ceulx à qui sera au lernps Judile isle et garenne, pourveu toutes voyes que ce ne tourne au prejudice et dommage de nous et de la chose publicque, et que noz garennes, si aucunes en avons audit pays, ne soient, au moien de ladite garenne, depopulées ou endommagées, et que, s'aucuns ont ou avoient terres vagues ou autres heritages en icclle isle, nostredit cousin sera tenu, premierement et avant toute cuvre, de les recompenser raisonnablement des terres vagues et autres heritages qu'ils y ont. Si donnons en mandement, etc.

Donné aux Forges près Chinon , etc.

Par le roy , le gouverneur de Dauphiné, le sire du Bouchaige, le prothonotaire de Saincte-Foix et autres presens.

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N'. 254.

ORDONNANCE contre les blasphémateurs, les maisons de jeu, qasemblées nocturnes , etc., à Angers.

Aux Forges, près Chinon, 12 mars 1478. ¡C. L. XVIII, 462.) Lors, elc. Commme, en, mesprisant l'honneur et adoracion ferme

que

chacun chretien doit et est tenu faire à nostre benoist sauveur et redempleur Jesus-Christ, qui pour notre redemption souffrit mort et passion en l'arbre de la croix, et venant directement contre les bons statuz et ordonnances faits par nos très. pobles progeniteurs roys de France et nous, et mesmement.par le bon roy Saint-Loys, plusieurs gens de felon coureige, rempliz de maling et dyabolique esprit, regnyent, despitent et maugréent le très-saint nom de nostre sauveur et redempteur JesusChrist , le blasphement et jurent par derision de sa très-benviste humanité, comme par le precieux sang, la chair , le ventre, les yeux, la teste, les playes , les vertuz , et autres execraibles, villains, detestabies et inhumeins sermens, et pareillement de la très-sainte et très-glorieuse Vierge Marie, mere de Dieu , roylic des cieux, dame des anges et de tout le monde, dont

mainléfois par telz sermens execrables sont ensuyes à plusieurs peuples et nations, de grandes playes et percucions; et y en a plusieurs si obstinez, qui pour ordonnances, condamnations de peines, ne s'en sont vouluz ne veulent abstenir; et avec ce , avons esté advertiz que en notre ville , fosbourgs et quinte d'Angers , y a plusieurs gens de divers estats, el mesmement aucuns qui se dient escoliers , qui sont plusieurs assemblées de: jour et de nuyt, portent espées, bracquemarts, voulges et armesinvasibles , prohibées et defendues, se assemblent de nuyt en lieux remortz et incogneux, et tous armez s'en vont par les rues, riblant, jectant pierres, et en faisant lesdites ribleries , frappent et bactent ceulx qu'ils trouvent parmy les rues, rompent et briseut huys et maisons , prennent, enlicvent et ammenent femines contre leur volenté, soubz umbre qu'ils les voulent dire estre publicques, et quand ilz ont fait aucuns excès, menacent telle-, ment les personnes opprimées et offensées de les balre, tuer, bruler, ribler et autres grandes et merveilleuses menaces,

qu'elles ne se osent venir plaindre à justice; et qui plus est, ancuns qui ont accoutumé frequenter lesdiis ribleurs, tant gens d'eglise que autres, tiennevt maisons secrctes, où ils reçoiveirt, recueillent lesdits ribleurs et tous mauvais garsons, et se font esdites maisons jeux dissoluz, et y tiennent et font venir femmes dissolues , tellement que plusieurs enfans de ladite ville et autres se sont habandonnez ausdites ribleries , voyes de lait , excés , jeux et luxures, qu'ils ne s'en peuvent departir , et y ont consumé, gasté ct despendu, consument, gastent et despendent les biens de leurs peres, meres et autres parens et amys, et d'euls-mesmes ; à l'occasion desquelles choses sont advenuz et peuvent souvent advenir esdits ville, fosbourgs et quinte d'Angers, plusieurs maulx, excés, batteries , ravissemens de femmes, larcins, omicides, et autres crimes et delitz, à quoi est bien requis donner convenable provision : savoir faisons que nous , voulans reprimer ce ne dit est , et les perpetrans de telz cas el crimes estre publiquement et grievement pugniz, à l'exemple de tous autres , et pour autres grandes et raisonnables causes et considerations à ce nous mouvans, avons voulu, statué ; ordonné et declaré; et, par la teneur de ces presentes , voulons , slatuons , ordonnons et declarons par statut et ordonnance royaux, et par edict perpetuel et irrevocable, les choses ci-après declarées :

Premierement. Que nul, de quelque estat, qualité ou con

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dition qu'il soit, ne présume ne soit tant osé ou hardy de regnier, despiter , maugreer, blasphemer, ne , par derision de l'umanité Nostre-Sauveur, le jurer, ne aussi le nom de la très-benoiste Vierge Marie , pour quelque chose que ce soit , sur peine, pour la premiere foiz, d'est.re prisonnier ung jour au pain et à l'eau , et de porter et presenter une chandelle en telle eglise que la justice ordonnera; pour la seconde fois, d'estre prisonnier par trois jours au pain et à l'eau, et de porter un cierge ardent, de demilivre de cire, devant l'ymage de la glorieuse benoiste Vierge Marie , à telle eglise que par justice sera ordonné; et pour la tierce, d'estre mis et ataché à ung pillier en lieu publicq, par ung jour de foire ou de marché, et à l'yssue dudit pillier, d'estre, menez en chemise par telz sergens , à telle eglise que la justice en ordonnera , tenans une torche ardente de une livre de cire, Jaquelle ilz presenteront en ladite eglise, devant ladite ymage de Ja très-glorieuse Vierge Marie , et de là estré remenez en prison, et tenuz par huit jours au pain et à l'eau ; et si aucuns sont trouvez coustumiers de ce faire, tellement qu'ilz rechéent pour la quarte fois en villains et dete-tables blasphemes, nous voulons et ordonnons qu'ilz soient pilloriéz , et que par le boureau ilz ayent la langue percée avec ung fer chault et qu'ils soient perpetuellement bannis desdits ville, fosbourgs et quinte d’Angiers, et que leur maison et principale liabitacion en ladite ville soit demolie et abbatue, en signe de leur perverse iniquité et obstinacion.

(2) Item. Qe nul ne tiengne maison pour recueillir, recevoir, receler ou favoriser gens pour jouer à jeux dissolus, ne y faire assemblées pour ribler ou faire aucuns excés dans ladite ville , sur peine, ceulx qui seront trouvez faisans le contraire, après la publication de nostre presente ordonnance, d'estre pugniz do prison et d'amende arbitraire, et, s'ils rechéent après ce qu'ils en auront esté reprins, d'estre batuz par les carrefours, et après banpiz desdits ville, fosbourgs et quinte d’Angiers, et leurs biens confisquez et appliquez aux reparations de ladite ville.

(5) Item. Que nul escolier, de quelque estat ou condition qu'il soit, s'il n'est noble , vivant noblement et suyvant les armes, ou de noz ordonnances, ou notre officier, ne soit tant osé ne hardy de porier, de jour ou de nuyt, voulge, espée, dague , bracquemart, javeline, ne autre baston invasis, sur peine d'estre mis prisonnier par huit jours au pain et à l'eau, et de contisquer "et forfaire les bastons, pour la premiere fois; et pour la seconde,

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