Histoire parlementaire de la rvolution franaise: ou, Journal des assembles nationales, depuis 1789 jusqu'en 1815, 15-16

Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Prosper-Charles Roux
Paulin, 1835
 

 - 

.

-

323 - Citoyen prsident , j'ignore si la Convention donnera Louis XVI un conseil pour le dfendre , et si elle lui en laissera le choix. Dans ce cas-l je diire que Louis XVI sache que s'il me choisit pour cette fonction je suis prt m'y dvouer. Je ne vous demande pas de faire part la Convention de mon offre ; car je suis bien loign de me croire un...
52 - Louis tait mont sur le trne vingt ans; et vingt ans, il donna sur le trne l'exemple des murs; il n'y porta aucune faiblesse coupable, ni aucune passion corruptrice; il y fut conome, juste, svre; il s'y montra toujours l'ami constant du peuple. Le peuple dsirait la destruction d'un impt dsastreux qui pesait sur lui : il le dtruisit; le peuple demandait l'abolition de la servitude : il commena par l'abolir lui-mme dans ses domaines.
53 - J'avoue que les preuves multiplies que j'avais donnes dans tous les temps de mon amour pour le peuple, et la manire dont je m'tais toujours conduit, me paraissaient devoir prouver que je craignais peu de m'exposer pour pargner son sang, et loigner jamais de moi une pareille imputation.
186 - ... qu'il a reus de la nature , et par l tablir entre les citoyens une galit de fait, et rendre relle l'galit politique reconnue par la loi ; Tel doit tre le premier but d'une instruction nationale , et sous ce point de vue elle est pour la puissance publique un devoir de justice.
159 - ... dangereux la libert. Louis fut roi, et la rpublique est fonde; la question fameuse qui vous occupe est dcide par ces seuls mots. Louis a t dtrn par ses crimes; Louis dnonait le peuple franais comme rebelle; il a appel, pour...
259 - ... leur tmoigner sa peine et les inviter trouver les moyens de ramener l'ordre et le calme. Je sais qu'on a donn d'injustes prventions ; je sais qu'on a os publier que vos personnes n'taient pas en sret.
210 - France, ne permet point d'admettre, dans l'instruction publique, un enseignement qui, en repoussant les enfants d'une partie des citoyens , dtruirait l'galit des avantages sociaux, et donnerait des dogmes particuliers un avantage contraire la libert des opinions. Il tait donc rigoureusement ncessaire de sparer de la morale les principes de toute religion particulire , et de n'admettre dans l'instruction publique l'enseignement d'aucun culte religieux.
102 - J'tais rellement confondu de les entendre ! Je leur parlai le langage austre de la loi ; je leur parlai avec le sentiment de l'indignation profonde dont j'tais pntr : je les fis sortir tous devant moi. J'tais peine sorti moi-mme qu'ils y rentrrent : je fus de nouveau sur les lieux pour les en chasser ; la nuit ils achevrent leur horrible boucherie.
53 - On vient de vous exposer mes moyens de dfense ; je ne les renouvellerai point. En vous parlant peut-tre pour la dernire fois, je vous dclare que ma conscience ne me reproche rien , et que mes dfenseurs ne vous ont dit que la 1 Journ .;/ de la Rpublique frfinrafxp, n 85.
158 - En effet, quel est le parti que la saine politique prescrit pour cimenter la rpublique naissante? c'est de graver profondment dans les curs le mpris de la royaut, et de frapper de stupeur tous les partisans du roi. Donc, prsenter l'univers son crime comme un problme; sa cause comme l'objet de la discussion la plus imposante, la plus religieuse, la plus difficile qui puisse occuper les...