Collection complette des oeuvres de J. J. Rousseau: Oeuvres mles

J.-L. de Boubers, 1776
 

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268 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
172 - Celui qui ose entreprendre d'instituer un peuple doit se sentir en tat de changer pour ainsi dire la nature humaine, de transformer chaque individu, qui par lui-mme est un tout parfait et solitaire, en partie d'un plus grand tout dont cet individu reoive en quelque sorte sa vie et son tre...
311 - ... de tout le monde, parce qu'ils ne se soucient de personne; qui, autour d'une bonne table, soutiennent qu'il n'est pas vrai que le peuple ait faim; qui, le gousset bien garni, trouvent fort mauvais qu'on dclame en faveur des pauvres; qui, de leur maison bien ferme, verraient voler, piller, gorger, massacrer tout...
268 - Que si quelqu'un aprs avoir reconnu publiquement ces mmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort; il a commis le plus grand des crimes, il a menti devant les lois.
227 - ... et o le citoyen ne peut tre parfaitement libre que l'esclave ne soit extrmement esclave. Telle tait la position de Sparte. Pour vous, peuples modernes, vous n'avez point d'esclaves, mais vous l'tes; vous payez leur libert de la vtre.
237 - ... conforme ou non la volont gnrale qui est la leur : chacun en donnant son suffrage dit son avis l-dessus, et du calcul des voix se tire la dclaration de la volont gnrale. Quand donc l'avis contraire au mien l'emporte...
150 - ... par o l'on voit qu'il n'ya ni ne peut y avoir nulle espce de loi fondamentale obligatoire pour le corps du peuple, pas mme le contrat social.
268 - Sans pouvoir obliger personne les croire, il peut bannir de l'État quiconque ne les croit pas; il peut le bannir, non comme impie mais comme insociable, comme incapable d'aimer sincrement les lois, la justice et d'immoler au besoin sa vie son devoir.
161 - Si, quand le peuple suffisamment inform dlibre, les citoyens n'avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites diffrences rsulterait toujours la volont gnrale, et la dlibration serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dpens de la grande, la volont de chacune de ces associations devient gnrale par rapport ses membres, et particulire par rapport l'État : on peut dire alors qu'il n'ya plus autant...
198 - A prendre le terme dans la rigueur de l'acception , il n'a jamais exist de vritable dmocratie , et il n'en existera jamais.