Etudes morales et littraires

Michel Lvy frres, 1853 - 454
 

 - 

.

-

122 - Ces corps tant les premiers dfenseurs de la morale et des principes de l'Etat , donneront les premiers l'veil , et seront toujours prts rsister aux thories dangereuses des esprits qui cherchent se singulariser, et qui, de priode en priode, renouvellent ces vaines discussions qui , chez tous les peuples , ont si frquemment tourment l'opinion publique.
313 - IV jusqu' celui du jeune Henri, que je plaide une cause o tout se tournerait de nouveau contre moi, si elle triomphait. Je ne vise ni au roman, ni la chevalerie, ni au martyre; je ne crois pas au droit divin de la royaut, et je crois la puissance des rvolutions et des faits.
289 - Malesherbes, qui, au lieu d'offrir des garanties aux lois fondamentales de la socit, transgresse lui-mme les lois de l'quit, les rgles de la justice, n'existe plus et rend l'homme l'tat de nature. Il est licite alors de se dfendre comme on peut, de recourir aux moyens qui semblent les plus propres renverser la tyrannie, rtablir les droits de chacun et de tous.
296 - L'attrait qui m'avait prcdemment pouss vers lui cessa ; au lieu de rester sur son passage, je fis un mouvement afin de l'viter. Il me jeta un regard comme pour chercher me reconnatre, dirigea quelques pas vers moi, puis se dtourna et s'loigna. Lui tais-je apparu comme un avertissement?
284 - Qu'ils sont doux, mais qu'ils sont rapides, les moments que les frres et les surs passent dans leurs jeunes annes, runis sous l'aile de leurs vieux parents!
334 - Mlebranche et de Pascal. M. Ballanche fut frapp de cette vhmence souvent naturelle et sincre, quelquefois factice et prmdite, de cette verve aventureuse du sophisme de bonne foi qui force l'attention en provoquant l'impatience. Il se sentit attir par l'loquence abrupte du thocrate savoyard; mais, lorsqu'il le vit adopter le pass tout entier sans vouloir en rien distraire, le couvrir d'une protection hautaine , s'armer de toutes les ruines pour en craser la gnration prsente,...
255 - Ce qui l'intresse le plus, ce sont les origines des nations, de leurs langues, de leurs murs, de leurs opinions, surtout l'histoire de l'esprit humain, et une succession de penses qui naissent dans les peuples les unes aprs les autres, ou plutt les unes des autres, et dont l'enchanement bien observ pourrait donner lieu des espces de prophties.
294 - ... on commena tudier les sources du christianisme : en relisant les Pres (en supposant qu'on les et jamais lus) on fut frapp de rencontrer tant de faits curieux, tant de science philosophique, tant de beauts de style...
270 - Mignet qu'on peut craindre de pareils garements ; il sait trop bien que la tradition des impressions nationales est pour l'histoire une source d'enseignements aussi respectables et plus vivants que les manuscrits , et qu'il ya l comme le verdict d'un jury populaire que le tribunal de la science ne doit casser qu' bon escient. Aussi l'inquisition que nous voyons chez M. Mignet ressemblet-elle tel point l'inquisition des potes, des romanciers , peuttre mme des mlodrames , qu'un...
388 - Jsus-Christ est tout ce qu'ont dsir les nations , tout ce qu'elles ont rv sous des noms divers, et travers des images plus ou moins grossires et impures : il est la ralisation de cette esprance reste au fond de la bote de Pandore...