ptie. Un sermon la cour

J. Cherbuliez, 1854
 

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252 - J'ai vu, ds votre enfance, les grces et les talents se dvelopper. J'ai reu de vous dans tous les temps des tmoignages d'une bont toujours gale. Si quelque censeur pouvait dsapprouver l'hommage que je vous rends, ce ne pourrait tre qu'un cur n ingrat. Je vous dois beaucoup, madame, et je dois le dire.
295 - Les chevaliers d'honneur , les dames , les pages , les cuyers, les huissiers portant de gros flambeaux, les accompagnaient chez le .roi. En un instant tout le palais, habituellement solitaire, se trouvait en mouvement; le roi baisait chaque princesse au front, et la visite tait si courte, que la lecture, interrompue par cette visite , recommenait souvent au bout d'un quart d'heure.
108 - Je ne ferai ici qu'une seule question : Je demande qui a le plus de religion, ou le calomniateur qui perscute, ou le calomni qui pardonne? Ces mmes libelles me traitent d'homme envieux de la rputation d'autrui : je ne connais l'envie que par le mal qu'elle m'a voulu faire.
295 - XV : cette visite s'appelait le dboter du roi, et tait accompagne d'une sorte d'tiquette. Les princesses passaient un norme panier qui soutenait une jupe chamarre d'or ou de broderie : elles attachaient autour de leur taille une longue queue, et cachaient le nglig du reste de leur habillement par un grand mantelet de taffetas noir qui les enveloppait jusque sous le menton. Les chevaliers d'honneur, les dames, les pages, les cuyers, les huissiers, portant de gros flambeaux , les...
101 - Encyclopdie fut un gouffre, o ces espces de chiffonniers jetrent plemle une infinit de choses mal vues, mal digres, bonnes, mauvaises, dtestables, vraies, fausses, incertaines, et toujours incohrentes et disparates.
155 - Sacy, mon cur n'en tait pas moins dchir de ma situation ; j'en parlai un honnte homme en qui j'avais confiance, il en fut touch et il chercha les moyens de la faire cesser. Un abb de ses amis, aussi savant qu'intelligent , exposa ma position un homme fait ainsi que lui pour la juger ; ils pensrent l'un et l'autre que ma conduite ne mritait pas la peine que l'on me faisait prouver.
37 - Les Jsuites de Marennes sont quatre ttes de fer, qui ne parlent aux nouveaux convertis, pour ce monde que d'amende et de prison, et pour l'autre que du diable et de l'enfer. Nous avons eu des peines infinies empcher ces bons pres d'clater contre notre douceur...
235 - UN dindon tout l'ail , un seigneur tout l'ambre , A souper vous sont destins : On doit, quand Richelieu parat dans une chambre, Bien dfendre son cur , et bien boucher son ne*.