Histoire de la posie franaise l'poque impriale: ou, Expos par ordre de genres de ce que les potes franais ont produit de plus remarquable depuis la fin du XVIIIe sicle jusqu'aux premires annes de la restauration, 2

Paulin, 1844
 

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40 - Aimez donc la raison : que toujours vos crits Empruntent d'elle seule et leur lustre et leur prix.
188 - L'orage a bris le chne Qui seul tait mon soutien ; De son inconstante haleine Le zphyr ou l'aquilon Depuis ce jour me promne De la fort la plaine, De la montagne au vallon . Je vais o le vent me mne; Sans me plaindre ou m'effrayer ; Je vais o va toute chose, O va la feuille de rose, Et la feuille de laurier.
116 - Qui leur faisait des contes de sorcier. On a banni les dmons et les fes; Sous la raison les grces touffes Livrent nos curs l'insipidit ; Le raisonner tristement s'accrdite ; On court, hlas! aprs la vrit : Ah! croyez-moi, l'erreur a son mrite.
81 - Son poux s'enfona dans un dsert sauvage : L , seul , touchant sa lyre , et charmant son veuvage , Tendre pouse ! c'est toi qu'appelait son amour, Toi qu'il pleurait la nuit , toi qu'il pleurait le jour. C'est peu : malgr l'horreur de ses profondes votes...
21 - O pouvoir d'un grand homme et d'une me divine ! Ce que Dieu seul a fait , Newton seul l'imagine ; Et chaque astre rpte en proclamant leur nom : Gloire au Dieu qui cra les mondes et Newton...
188 - DE ta tige dtache, Pauvre feuille dessche, O vas-tu? Je n'en sais rien. L'orage a bris le chne Qui seul tait mon soutien. De son inconstante haleine, Le zphyr ou l'aquilon, Depuis ce jour me promne De la fort la plaine, De la montagne au vallon.
104 - ... voix. Triste et mourant, son aurore, Un jeune malade, pas lents, Parcourait une fois encore Le bois cher ses premiers ans : Bois que j'aime! adieu ... Je succombe; Votre deuil me prdit mon sort ; Et dans chaque feuille qui tombe Je vois un prsage de mort.
342 - II lit au front de ceux qu'un vain luxe environne Que la Fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne.
88 - Le Tasse , errant de ville en ville, Un jour, accabl de ses maux, S'assit prs du laurier fertile Qui , sur la tombe de Virgile , Etend toujours ses verts rameaux. En contemplant l'urne sacre , Ses yeux de larmes sont couverts ; Et l, d'une voix plore, II raconte l'ombre adore Les longs tourments qu'il a soufferts. Il veut fuir l'ingrate Ausonie; Des talents il maudit le don , Quand, touch des pleurs du gnie, Devant le chantre d'Herminie Parat le chantre de Didon.
104 - II dit, s'loigne... et sans retour!... La dernire feuille qui tombe A signal son dernier jour. Sous le chne on creusa sa tombe... Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isole : Et le ptre de la valle Troubla seul du bruit de ses pas Le silence du mausole.